Don d’organe : le rein

Don d’organe : le rein

Vous avez forcément entendu parler du don d’organe au moins une fois dans votre vie, mais saviez-vous qu’il est possible de donner un rein de son vivant ? Saviez-vous que tout être humain peut parfaitement vivre avec un seul rein et que vous pouvez par conséquent en « donner » un à un proche pour qu’une greffe soit effectuée ? Explications.

Le don d’un rein de son vivant !

Comme le dit si bien le slogan de la campagne lancée par l’Agence de la biomédecine « un don en moi », nous sommes tous des donneurs potentiels et cette preuve d’altruisme, d’amour et de générosité réside tout simplement en nous. Vous devez savoir que le rein est un organe essentiel à la vie et que toutes personnes souffrant d’insuffisance rénale se voient contraintes à de nombreux soins (dialyse, etc.), douloureux et lourds et qui, en plus d’affaiblir le patient, nécessitent parfois une fin de l’activité professionnelle. En phase terminale et si la situation n’est pas traitée, le malade est même en danger de mort.

Or cette situation n’est pas une fatalité et le don d’organe de son vivant est une solution qui présente plus d’un avantage…

Les avantages du don vivant !

Il faut le dire clairement, il s’agit pour certaines personnes de la seule solution. En effet, la compatibilité ainsi que le temps d’attente pour bénéficier d’un organe d’une personne décédée est parfois trop longue et le malade n’est pas en mesure de supporter cette attente. Donner de son vivant, c’est donc permettre une greffe beaucoup plus rapide. C’est encore une économie d’argent pour la société, mais aussi et surtout une qualité de vie qui augmente considérablement pour le patient sans altérer celle du donneur : 98 % des donneurs répéteraient sans hésiter l’intervention ! Donner de son vivant, c’est encore diminuer les probabilités de rejet tout en en augmentant l’efficacité des résultats à long terme : un rein qui fonctionne mieux, mais encore plus longtemps.

Qui peut donner ?

Afin de promouvoir le don, la loi a su évoluer pour élargir le cercle des donneurs. Si auparavant seuls les parents et grands-parents,  enfants, frères et sœurs, cousins germains ainsi que le conjoint du père ou de la mère pouvait donner, c’est désormais toute personne capable de justifier d’une vie commune d’au moins deux ans ou d’une relation stable et étroite avec le receveur qui sont en mesure de donner. Le donneur doit bien sûr être en bonne santé, majeur et volontaire ! Évidemment, le critère de compatibilité est indispensable : des examens sont donc effectués au préalable et afin d’augmenter encore le nombre de donneurs, désormais le don croisé et anonyme est aussi possible.

Vous n’êtes pas seul ! Pour de plus amples informations sur le don et la greffe rénale à partir d’un donneur vivant, n’hésitez pas à en parler à votre néphrologue et à consulter le site internet de l’Agence de la biomédecine.